Étude hydrogéologique et démarches avant un forage

Avant de forer, deux choses doivent être réglées : savoir ce qu’il y a sous la parcelle, et être en règle. L’étude préalable rassemble les données du secteur pour estimer la profondeur probable et choisir la technique. La déclaration, elle, est une obligation : tout puits ou forage à usage domestique, prélevant au plus 1 000 m³ par an, doit être déclaré en mairie au moins un mois avant le début des travaux, puis mis à jour dans le mois suivant leur achèvement. Cette page sert de référence réglementaire pour l’ensemble du site.
- Déclaration en mairie un mois avant
- Étude hydrogéologique du secteur
- Pièces à vérifier avant de signer
Ce que contient l’étude préalable
L’étude ne consiste pas à faire parler un pendule au dessus d’un terrain. Elle rassemble des données existantes et vérifiables : la nature des formations géologiques du secteur, les coupes des ouvrages déclarés à proximité, les niveaux d’eau relevés, l’historique des débits obtenus alentour, et les contraintes propres à la parcelle, accès pour un engin, réseaux enterrés, distances réglementaires. De cette synthèse découlent une profondeur probable, une technique de foration adaptée et une estimation budgétaire. L’étude ne garantit pas un débit, aucune ne le fait honnêtement, mais elle divise nettement le risque de forer au mauvais endroit.

La déclaration en mairie, étape par étape
- Constituez le dossier de déclaration avec le formulaire Cerfa 13837, ou directement en ligne sur le téléservice DUPLOS, ouvert à la télédéclaration depuis le 1er février 2024.
- Déposez-le à la mairie de la commune où se situe l’ouvrage, au moins un mois avant le début des travaux.
- La mairie vous délivre un récépissé, à conserver : c’est la preuve de votre déclaration.
- Réalisez les travaux, sans démarrer avant la fin du délai réglementaire.
- Dans le mois qui suit l’achèvement, mettez la déclaration à jour avec les caractéristiques réelles de l’ouvrage, profondeur atteinte, coupe des terrains, débit obtenu.

Qui contacter, la mairie ou la DREAL
Le partage est simple dans son principe. Un forage domestique, c’est à dire un prélèvement au plus égal à 1 000 m³ par an destiné à l’usage d’une famille ou d’un ménage, se déclare en mairie. Un prélèvement supérieur à ce seuil, ou destiné à un usage professionnel ou agricole d’ampleur, relève des services de l’État au titre de la police de l’eau, avec un régime de déclaration ou d’autorisation selon les volumes. Un forage de géothermie relève quant à lui d’un régime distinct : la déclaration se fait auprès de la DREAL, par téléservice, lorsque le projet entre dans les seuils de la géothermie de minime importance. À noter pour les projets qui sortent du cadre domestique : un arrêté du 18 mars 2026 renforce les règles techniques applicables aux travaux de forage non domestiques, à compter du 31 décembre 2027. Il ne vise pas les forages domestiques, dont la déclaration en mairie décrite plus haut reste la démarche de référence.
Analyse d’eau et usage alimentaire
Une eau de forage n’est jamais réputée potable par défaut. Dès que l’usage envisagé touche à la consommation humaine, boisson, cuisine, lavage de la vaisselle, une analyse de la qualité de l’eau est un préalable obligatoire, à renouveler ensuite périodiquement. La réglementation impose également une séparation physique complète entre le réseau alimenté par le forage et le réseau public d’eau potable : aucune interconnexion, même équipée d’un clapet, n’est admise, afin d’écarter tout risque de retour d’eau vers le réseau collectif. Tant que l’analyse n’a pas été faite, réservez l’eau aux usages non alimentaires.
Les distances à respecter sur la parcelle
L’implantation ne se choisit pas seulement selon la commodité. La réglementation de l’assainissement non collectif impose de tenir les dispositifs d’épandage à distance des captages déclarés destinés à la consommation humaine, avec une distance minimale de 35 mètres fixée par l’arrêté du 7 septembre 2009. S’y ajoutent le respect des réseaux enterrés, la distance aux limites de propriété et aux fondations, et l’accès nécessaire à un engin de forage, qui est un camion et non une brouette. Ces contraintes se vérifient au moment de l’étude, pas le jour du chantier.

Ce qu’il faut vérifier avant de signer un devis
Quatre pièces méritent d’être demandées, à nous comme à toute autre entreprise que vous consulterez. L’attestation de garantie décennale en cours de validité, car un forage engage la structure du terrain sur la durée. L’attestation de responsabilité civile professionnelle. Pour un projet de géothermie, le certificat CertiForage en cours de validité, obligatoire depuis le 1er juillet 2025 en remplacement de l’ancienne qualification Qualiforage, et dont les modalités sont fixées par un arrêté du 18 mars 2026. Enfin un devis détaillé poste par poste, distinguant amenée de matériel, mètre foré, tubage, cimentation, développement, essai de débit, pompe et remise en état. Un prix global sans détail rend toute comparaison impossible, et c’est souvent le but.
Ce que nous prenons en charge
Nous préparons le dossier de déclaration avec vous, vérifions la cohérence de l’implantation avec les contraintes de la parcelle, et vous remettons après travaux les éléments nécessaires à la mise à jour de la déclaration : profondeur atteinte, coupe des terrains traversés, niveau d’eau et débit mesuré à l’essai. Le dépôt reste au nom du propriétaire, qui est le déclarant au sens de la réglementation, mais vous n’avez pas à décrypter seul un formulaire administratif.
Sources : Décret n° 2008-652 du 2 juillet 2008 et articles L. 2224-9 et R. 2224-22 du CGCT · Téléservice DUPLOS, déclaration des forages domestiques · Décret n° 2025-852 du 27 août 2025 relatif à la géothermie · CertiForage, Qualit’EnR · Arrêté du 7 septembre 2009, prescriptions techniques de l’assainissement non collectif · Arrêté du 18 mars 2026, règles générales des travaux de forage (JORFTEXT000053722986) · Arrêté du 18 mars 2026, modalités de la certification CertiForage (JORFTEXT000053722893)
Disponible dans les cinq départements normands
Étude et démarches en Normandie, en zone rurale comme en périphérie des agglomérations.