Département · Normandie
Forage de puits en Seine-Maritime
Seine-Maritime (76)

La Seine-Maritime repose très largement sur le plateau crayeux du pays de Caux, recouvert de limons et d’argile à silex. La nappe de la craie y constitue la ressource principale du département, exploitée de longue date pour l’alimentation en eau. Sa productivité tient à la densité des fissures rencontrées, ce qui explique que deux forages voisins puissent donner des résultats différents. Trois villes disposent d’une page dédiée : Rouen, Le Havre et Dieppe.
La nappe de la craie, ressource et point de vigilance
Sous les limons de plateau et l’argile à silex du pays de Caux, la craie fissurée forme un réservoir considérable, exploité dans tout le département. Sa force est aussi sa faiblesse : l’eau y circule dans un réseau de fissures qui peut transmettre rapidement ce qui s’infiltre en surface, surtout là où les bétoires, ces points d’engouffrement typiques du plateau cauchois, court-circuitent la filtration naturelle. Pour un projet de forage, deux conséquences pratiques : la cimentation de la partie haute de l’ouvrage n’est pas négociable, et l’analyse de la qualité de l’eau est un préalable à tout usage alimentaire.

Une productivité qui varie fortement d’un point à l’autre
La craie ne donne pas son eau uniformément. Un forage implanté dans un axe de drainage fissuré peut fournir un débit confortable là où un ouvrage voisin, à quelques centaines de mètres, restera médiocre. C’est la raison pour laquelle l’étude préalable ne se contente pas de dire à quelle profondeur se trouve la craie, information souvent connue, mais cherche à situer la parcelle dans le contexte hydrogéologique local, à partir des coupes des ouvrages déclarés et des niveaux relevés alentour. Aucune étude sérieuse ne garantit un débit, mais elle réduit très nettement le risque de forer au mauvais endroit.
Les projets typiques du département
Sur le plateau agricole du pays de Caux, la demande porte souvent sur des besoins volumiques réguliers, arrosage de cultures et abreuvement. Dans les couronnes pavillonnaires de Rouen et du Havre, elle se concentre sur l’arrosage domestique et, de plus en plus, sur la géothermie verticale dans le cadre de rénovations énergétiques. Sur la frange littorale, du Havre à Dieppe, s’ajoute une vigilance sur la qualité de l’eau liée au contexte côtier, qui se vérifie par analyse une fois l’ouvrage réalisé.

Les démarches en Seine-Maritime
Elles sont identiques au reste de la France : déclaration en mairie au moins un mois avant le début des travaux pour un forage domestique d’au plus 1 000 m³ par an, puis mise à jour dans le mois suivant l’achèvement. La télédéclaration est possible sur le téléservice DUPLOS. Pour la géothermie, la déclaration relève de la DREAL Normandie. Le détail complet figure sur la page étude et démarches.