Forage géothermique et pompe à chaleur eau-eau

La géothermie de surface récupère la chaleur du sous-sol pour chauffer un bâtiment par pompe à chaleur. Deux familles coexistent : les capteurs horizontaux enterrés, qui ne nécessitent aucun forage, et les ouvrages verticaux, sondes fermées ou doublet sur nappe, qui relèvent du métier du foreur. Ces derniers entrent le plus souvent dans le régime de la géothermie de minime importance, avec une déclaration dématérialisée auprès de la DREAL. Depuis le 1er juillet 2025, l’entreprise qui réalise ces forages doit détenir la certification CertiForage, qui a remplacé l’ancienne qualification Qualiforage.
- Sondes verticales ou doublet sur nappe
- Déclaration en régime de minime importance
- Dimensionnement selon les besoins du bâtiment
Capteurs horizontaux, sondes verticales, doublet sur nappe
Trois solutions techniques sont regroupées sous le mot géothermie, et elles n’ont ni le même coût ni le même métier.
- Les capteurs horizontaux, enterrés à faible profondeur sur une grande surface de terrain : aucun forage, mais un terrain disponible important et un jardin entièrement retourné.
- Les sondes géothermiques verticales, en circuit fermé, où un fluide caloporteur descend dans un ou plusieurs forages : peu d’emprise au sol, c’est la solution la plus courante quand le terrain est limité.
- Le doublet sur nappe, en circuit ouvert, où l’eau est prélevée dans un puits puis réinjectée dans un second : rendement excellent, mais il suppose une nappe suffisamment productive et une réinjection dans le même aquifère.

Le régime de la géothermie de minime importance
La très grande majorité des projets résidentiels et petit tertiaire entre dans le régime dit de minime importance, qui vise les ouvrages de moins de 200 mètres de profondeur restant sous les seuils de puissance et de débit fixés par la réglementation. Ce régime remplace une autorisation par une simple déclaration de travaux, effectuée en ligne auprès de la DREAL avant le chantier. Le cadre a été récemment refondu par le décret du 27 août 2025 relatif aux activités de recherche et d’exploitation de géothermie. Un point mérite attention : la faisabilité dépend aussi de la zone dans laquelle se trouve la parcelle, certaines nécessitant l’avis d’un expert agréé.
La certification CertiForage, obligatoire depuis juillet 2025
C’est le point réglementaire le plus mal connu, y compris de certains professionnels. Depuis le 1er juillet 2025, la qualification Qualiforage n’existe plus : elle a été remplacée par la certification CertiForage, délivrée dans un cadre encadré par les pouvoirs publics, qui conditionne la réalisation des forages de géothermie de minime importance. Concrètement, avant de signer un devis de géothermie verticale, demandez le certificat CertiForage en cours de validité de l’entreprise qui réalisera le forage, et non celui d’un intermédiaire. Un professionnel qui met encore en avant Qualiforage comme certification actuelle travaille sur une base périmée.

Comment fonctionne une pompe à chaleur eau-eau
Le principe est celui d’un transfert, pas d’une production : à quelques mètres sous la surface, le sous-sol conserve une température très stable toute l’année, nettement plus élevée que l’air extérieur en hiver. La pompe à chaleur récupère cette chaleur par l’intermédiaire d’un fluide, la relève au niveau utile puis la restitue au circuit de chauffage. C’est cette stabilité de la source qui explique le rendement d’une installation géothermique, là où une pompe à chaleur sur air perd en efficacité au moment précis où les besoins sont les plus forts. Le rendement exact d’une installation dépend de son dimensionnement et du bâtiment : nous ne publions pas de valeur chiffrée qui prétendrait valoir pour tous les projets.
Ce que coûte une installation géothermique
Il faut distinguer le forage, qui est notre métier, de l’installation complète, qui comprend aussi la pompe à chaleur, l’émetteur de chaleur et la régulation. Les guides de prix spécialisés relevés en 2026 situent l’installation complète d’une pompe à chaleur eau-eau, forages compris, le plus souvent entre 15 000 et 30 000 €, avec une dispersion importante selon la puissance et le nombre d’ouvrages. Des aides publiques à la rénovation énergétique existent pour ce type d’équipement : leurs conditions et leurs montants évoluent régulièrement, le service public France Rénov’ en donne l’état à jour, et c’est la seule source que nous recommandons de consulter avant de bâtir un plan de financement.

Le lien avec le forage d’eau
Un doublet géothermique reste avant tout un ouvrage de prélèvement d’eau souterraine : mêmes machines, mêmes techniques de foration, mêmes exigences de tubage et de cimentation. La différence tient à la finalité, à la réinjection de l’eau dans le même aquifère et au cadre réglementaire spécifique de la géothermie. C’est pourquoi une étude de faisabilité géothermique commence toujours par les mêmes questions qu’un forage d’eau classique : quelle ressource, à quelle profondeur, avec quelle productivité.
Sources : Décret n° 2025-852 du 27 août 2025 relatif à la géothermie · CertiForage, Qualit’EnR · France Rénov', service public de la rénovation de l’habitat · Guides de prix travaux publics (relevé de juillet 2026)
Disponible dans les cinq départements normands
Forage géothermique en Normandie, en zone rurale comme en périphérie des agglomérations.